L'UNIVERS PUIFORCAT

SAVOIR-FAIRE
ET EXPERTISE

La maison Puiforcat évolue vers l’orfèvrerie d’art dès la fin du XIXe siècle sous l’impulsion de Louis-Victor Puiforcat qui confie aux artisans de la maison la réédition des chefs-d’œuvre du XVIIIe siècle qu’il collectionne. Riche d’un patrimoine de quelque 10000 pièces de forme et plus de 100 modèles de couverts, Puiforcat est l’une des rares maisons françaises à préserver intact son patrimoine et entretenir au sein de son atelier un artisanat virtuose qui met en œuvre l’ensemble des savoir-faire de l’orfèvrerie.

Puiforcat travaille les matières de la plus belle qualité : argent massif de premier titre (930/1000e), métal argenté 168 gr (168 gr d’argent pour douze couverts de table) et acier massif 18/10.

La qualité de l’argent massif est garantie par le poinçon « tête de minerve » apposé sur chaque pièce en argent massif par décret d’État. Chaque pièce porte également le poinçon de maître : un canif flanqué des initiales E et P, pour Émile Puiforcat, dans un losange ou un ovale.

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LE PLANAGE

Première étape de la mise en forme des plats et des plateaux, le planage consiste à étirer le métal et à marteler les surfaces à l’aide de maillets d’une grande variété afin de donner forme à l’objet. Sous la battue répétée des marteaux correcteurs, l’artisan fait disparaître les déformations diverses et contribue ainsi à rendre la pièce de métal plus lisse. Puiforcat est l’une des rares maisons à maintenir ce savoir-faire rare. Éric Popineau, le maître planeur de l’atelier, a récemment été décoré du titre de chevalier des Arts et des Lettres.

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LE REPOUSSAGE

Utilisé pour les pièces dites « de forme », le tour à repousser donne leurs allures concaves (creuses) ou convexes (rondes) à des pièces telles que les timbales, les brocs, les cafetières et les théières. Sur un mandrin – pièce de bois déterminant une forme courbe et tournant horizontalement –, l’artisan repousse une plaque d’argent à l’aide d’un outil dénommé « cuillère » pour profiler le corps de l’objet. Plusieurs passes sont souvent nécessaires pour qu’une pièce prenne le galbe souhaité, entrecoupées d’étapes de « recuits » lors desquelles l’ouvrage est soumis à la flamme pour en assouplir le métal.

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LE TRAVAIL D’ORFÈVRE

Si le « métier d’orfèvre » consiste à réaliser selon les traditions manuelles des objets en métal précieux, le « travail d’orfèvre » consiste à effectuer l’habillage d’une pièce. Ainsi, dans le langage des ateliers, est orfèvre celui qui « monte » et termine l’objet en y ajoutant, au moyen de la technique d’assemblage de la brasure notamment, appliques, moulures, graines, becs, charnières ou patins.

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LA GRAVURE

A l’aide d’une échoppe ou d’un burin et par une infime entaille dans le métal qui en soustrait de minces copeaux, la gravure reproduit en de fines hachures, courbes ou pointillés, un dessin, un chiffre ou des armoiries. De son côté, le « guillochage » couvre la surface du métal de lignes et de motifs géométriques répétitifs, variables à l’infini : du quadrillé à l’étoilé, du vermiculé au grain d’orge.

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LA CISELURE

Contrairement au graveur, le ciseleur décore sans ôter de matière en emboutissant le métal à l’aide de petits outils d’acier appelés « ciselets ». Plusieurs techniques sont utilisées : l’artisan peut reproduire le dessin voulu sur la pièce à l’aide d’un calque et l’imprimer ensuite à petits coups portés sur le ciselet, nommé alors « traçoir ». Il peut également repousser vers l’envers un décor qui, sur l’endroit, apparaît alors en relief, ou encore parfaire les surfaces par « ébarbage » et reprise des imperfections au ciselet ou au burin pour en accentuer les creux et les reliefs.

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L’AVIVAGE ET LE POLISSAGE

Une fois mises en forme et décorées, les pièces doivent encore passer par les deux dernières étapes de l’« avivage » et du « polissage » qui suppriment les reliefs et les irrégularités microscopiques du métal et donnent cette finition « poli miroir » qui leur confère un éclat exceptionnel. Ces étapes se font au tour, à l’aide de brosses, de tampons et de flanelles douces, chaque matière se faisant de plus en plus fine et douce au fur et à mesure des passages. L’usage et le temps donneront ensuite une patine bien spécifique à ces objets.