Louis-Victor Puiforcat, collectionneur passionné d’orfèvrerie royale des siècles passés, entreprend à la fin du XIXème de remettre en lumière ces chefs d’œuvre classiques que l’industrialisation avait relégués dans l’ombre. Il enjoint les artisans de l’atelier familial à reproduire les pièces de sa collection, rendant à l’art de la table français son faste d’antan. Aujourd’hui cet élan perdure : l’atelier Puiforcat réédite les plus beaux objets de son héritage, des modèles d’exception dont les originaux sont conservés au musée du Louvre.

Gobelet iconique

La timbale
Anne d'Autriche

La timbale
Anne d'Autriche
Timbale Anne d'Autriche sur une table de nuit
Dessin de la timbale Anne d'Autriche



Pièce maîtresse de la collection d’orfèvrerie ancienne réunie par Louis Victor Puiforcat, la timbale « Anne d’Autriche » appartient à ces objets d’exception imaginés par les plus grands orfèvres pour les souverains des siècles passés.

Façonné en or massif, le gobelet original constitue l’un des rares témoignages de la vaisselle en or, si prisée des monarques du XVIIᵉ siècle mais bien souvent disséminée lorsqu’il fallait financer des guerres.

La légende selon laquelle ce gobelet, aujourd’hui conservé au musée du Louvre, proviendrait de la magnifique vaisselle en or de la reine Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, reste difficile à vérifier - tout comme l’idée selon laquelle la souveraine l’aurait ensuite offert à l’une de ses suivantes, Anne Gabory.

Il n’en demeure pas moins que cette timbale, avec son très beau décor de côtes torsadées et ciselées de rinceaux, constitue un remarquable témoignage du XVIIᵉ siècle et figure en bonne place dans le grand musée parisien.

Sa réédition en argent massif, en vermeil ou en or mobilise aujourd’hui tous les savoir faire et le talent des artisans de l’atelier Puiforcat.

Une œuvre de poids

Le service
à thé & café
F.T. Germain

Le service
à thé & café
F.T. Germain
Cafetière FT Germain sur pile de draps pliés
Savoir-faire sur cafetière F.T. Germain



Comme pour tous les objets du quotidien, chocolatières, théières et services à café se multiplient sur les tables royales dès le XVIIᵉ siècle, parallèlement à l’essor de la consommation du chocolat, du thé et du café, ces breuvages alors nouvellement importés d’Asie et du Moyen-Orient.

On utilise d’abord des pièces de porcelaine chinoise ou japonaise, très prisées pour leur finesse, avant que les artisans européens - et en particulier les orfèvres - ne s’approprient ces usages pour imaginer leurs propres créations.

Parmi ces objets d’exception, la chocolatière dessinée en 1755 par l’orfèvre François Thomas Germain pour le roi du Portugal se distingue comme l’une de ces œuvres somptueuses qui continuent encore aujourd’hui d’inspirer les artisans de l’atelier Puiforcat.

Son opulence décorative, les motifs chantournés de son fût, les rinceaux qui s’y déploient, ainsi que le bois ciselé de sa poignée ont servi de point de départ à un ensemble complet : une théière, une cafetière, un sucrier, un crémier et un grand présentoir ciselé, dont la seule réalisation requiert treize kilogrammes d’argent massif.

Mais ce qui fait plus encore sa valeur, ce sont tous ces savoir-faire, tous ces métiers, toute cette minutie que sa fabrication mobilise : la façon des cinq pièces du service François-Thomas Germain requièrent 2500 heures de travail manuel.

Quand l’art s’inspire de la nature

Le plat à fruits
F.T. Germain

Le plat à fruits
F.T. Germain
Plat à fruits François Thomas Germain sur un fond de tissu rose avec un demi pamplemousse, le tout dans une lumière tamisée
Dessin d'archive du plat à fruits réalisé par François Thomas Germain vers 1757



Tout au long du XVIIIᵉ siècle, les cours étrangères constituèrent une clientèle de choix pour les orfèvres parisiens. Les créations de style rocaille de Thomas Germain et de son fils François Thomas comptent parmi les plus belles réalisations de cette époque.

Cet élégant plateau à fruits reprend le dessin de l’un des deux présentoirs réalisés en 1757 par François Thomas pour l’empereur du Brésil, Pedro de Bragance.

Posés sur trois pieds en rouleau et bordés de motifs de palmes, de feuilles et de groseilles, les plateaux circulaires que vous pouvez aujourd’hui admirer au musée du Louvre portent les armes de la maison de Bragance.

La version éditée chez Puiforcat pourra ainsi être personnalisée d’un chiffre ou d’initiales.